Personnages Historiques

Nous vous présentons deux personnages, père et fils, liés à l'histoire de la région de Miramichi. Les extraits suivants sont tirés de l'excellent ouvrage intitulé : Dictionnaire biographique du Canada. Presses de l'Université Laval.

Pour lire les articles entiers concernant la vie de ces personnages ou pour connaître les sources bibliographiques, référez-vous au Dictionnaire biographique du Canada , disponible à la Médiathèque Père-Louis-Lamontagne.


Biographies

Nicolas Denys Richard Denys de Fronsac
Joseph Broussard (Brossard) dit Beausoleil Charles Deschamps de Boishébert
Chrestien Le Clercq  


Les Acadiens sur les rives de la Miramichi
Texte et recherche : Ronnie-Gilles LeBLANC

Il semble qu'après la mort de Richard Denys, l'établissement de Miramichi ait disparu. À partir du début des années 1690 jusqu'au milieu du XVIIIe siècle, ce poste ne fut fréquenté que par les Micmacs qui y habitaient déjà depuis des millénaires et à l'occasion par quelqu'aventurier qui venait y faire la traite des fourrures. Or à partir de 1756 toute une vague d'Acadiens, chassés de leurs terres en Acadie, vinrent y trouver refuge. Dans un mémoire qu'ils adressèrent au gouverneur de la Nouvelle-France en l'été 1756, ils estimèrent leur nombre à 3500. Le manque de provisions ainsi que les mauvaises conditions sanitaires eurent raison d'un grand nombre d'entre eux pendant les quelques années qui suivirent. Beaucoup succombèrent à la famine ou encore à la petite vérole, tandis qu'un certain nombre se rendit à Québec.

Miramichi était alors le quartier général de la résistance acadienne. Boishébert en était le commandant jusqu'en 1758-59 quand, après la chute de Louisbourg, il fut rappelé au Canada. En partant, Grandpré de Niverville, son ancien compagnon d'armes, lui succéda et demeura à son poste jusqu'au printemps 1761 quand il dut se rendre à son tour à Québec. Il n'y avait alors dans toute la région de Miramichi, y compris la Baie des Ouines, que 116 personnes. Il semble qu'à partir de 1762, ils aient été contraints de quitter les lieux pour se rendre aux autorités anglaises du fort Beauséjour, car nous les retrouvons pendant cette année et l'année suivante dans ce fort ainsi qu'à celui de Pisiguit. La rivière Miramichi proprement dite fut alors occupée par des anglophones, quelques années seulement après le départ de ces quelques réfugiés acadiens.


Autres personnages de l'époque française de Miramichi

Parmi les premiers européens qui ont vécu sur les bords de la rivière Miramichi, Richard Denys de Fronsac nous signale les suivants, sur place en 1688 :

  • un dénommé La Gassée originaire de Saint-Martin-de-Ré, sa femme de La Rochelle, leur deux garçons et 5 filles.
  • Michel Degré et sa femme, une autochtone.
  • un dénommé Lafleur , né à Port-Royal, sa femme autochtone et leur enfant de 2 ans.

D'autres Européens sont mentionnés, entre autre par Chrestien Le Clercq dans sa « Nouvelle relation de la Gaspésie ».

Monsieur Philippe Henaut de Barbaucannes : a voyagé de Nipissiguit à Miramichi avec le père Chrestien Le Clercq en 1677.  (Le Père Pacifique de Valigny (1863-1943) mentionne : Philippe Esnault de Barbaucannes, de Saumur, 35 ans (en 1688) parmi les rares résidents de Nipisiguit (auj. Bathurst) dans des Chroniques des plus anciennes Églises de l'Acadie, p. 18 .

Père Emanuel Jumeau : a remplacé le père Chrestien Le Clercq dans la « mission » à Miramichi.

Grandpré de Niverville : Commandant du poste de Miramichi en 1761